L’étape d’après

Une fois la vieille habitude abandonnée, un vide se crée, et l’envie de vite comblée ce vide se fait sentir.

On s’agite et si ça ne vient pas assez vite, la tentation est grande de retourner vers l’ancien pourtant révolue, si on saute le pas ( et il est inutile de s’en vouloir, c’est qu’on est juste par encore complètement prêt), la situation est dans 100 % des cas encore plus invivable, deux options faire définitivement le saut vers le nouveau ou remettre une chape de plomb, et de continuer sa route sur le chemin suivi. Les allées et retours peuvent durer dans le temps.

Et puis vient le moment de l’étape d’après le changement, le dépassement, pour de vrai.
On peut se sentir déboussolé, parce qu’on s’est focalisé sur la situation à abattre et pas vraiment ce que nous voulions créer de neuf, il faut alors accepter le temps qu’une nouvelle graine se mettent à germer, un nouveau désir grandisse, se laisser inspirer par la vie une nouvelle création.

Et ne jamais oublier la vie déteste le vide, elle vous comblera toujours si vous laissez la porte ouverte. Il y aura toujours une main tendue, une source d’inspiration pour vous.

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Le « bon moment »

Apportez vos soins à la graine qui est plantée, sans attente, elle connait le moment d’éclosion, son cycle, elle apparaîtra, sans se soucier des conditions extérieures, en parfaite cohérence avec elle même et ce qui l’anime.

Hadda

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Accompagner celui qui perd pied

Dans mon activité, je me retrouve à devoir accompagner toute sorte de clients avec des situations variées.

Lorsque j’accompagne des personnes qui sont en cours de procédure, je retrouve face à des personnes complètement déstabilisées au point qu’elles perdent le sens commun, leur capacité à comprendre les faits, qui vivent un véritable état d’insécurité, une méfiance de l’autorité judiciaire et à une forme d’abandon de leur pouvoir personnel s’imaginant que la partie adverse est toute puissante surtout quand il existe une disparité de conditions économiques et sociales entre les parties en présence.

Le cas le plus parlant que je suis est celui d’une cliente qui n’a pas pris conscience qu’une des procédures avaient pris fin tellement prise dans son enferment mental. Cette cliente a quatre procédures en cours et fait face à un ex-compagnon et aux parents de son ex-compagnon, il existe une disparité sociale et économique énorme et elle fait face à des personnes qui ont un « nom ». Cette cliente est dans un refus de lâcher prise et doute même de son conseil, elle porte même matériellement ces procédures quand elle vient en rendez-vous, elle vient avec une multitude de sac. En parallèle, elle refuse de s’arrêter, repousse une prise en charge de son corps à la fin des procédures.

A chaque rendez-vous,c’est un vrai challenge, pour réussir à canaliser un esprit qui s’est égaré dans les méandres de ces procédures, focaliser sur une forme de « revanche » que la justice ne peut pas satisfaire, qui « charrie » à chaque fois de fortes charges émotionnelles.

C’est tant un travail de clarification de ce qui se passe, qu’un accompagnement de la personne dans son état émotionnel.Il est question d’insuffler foi et confiance, de faire preuve d’une objectivité accrue, de ne pas se laisser embarquer.

Il est très facile de crier à l’injustice avec son client dont l’histoire vous touche parce que vous avez face à vous une personne brisée, qui a été victime de faits « injustes » mais ce n’est pas rendre service au client dont on nourrit un état qui ne le rend pas créateur de sa vie et qui le déresponsabilise, ni pour moi qui me retrouve emprise à gérer un état émotionnel qui ne m’appartient pas.

Cette gestion est d’autant plus importante, que je me suis retrouvée dans la position de l’accompagnée et que je me suis vue faire, et que j’ai aussi vu l’impact sur l’accompagnant et sur le suivi. C’est vite une seconde problématique qui vient se coller à celle qu’on est venue « régler ».

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L’intime

Cette notion peut paraitre simple,voir familière, c’est ce qui réside en nous, c’est ce que nous partageons avec les personnes qui nous ont le plus proche.

Et pourtant, c’est un territoire qui n’est pas souvent fréquenté, une zone de non confort, qu’on visite vite pour mieux la refermer, ou à côté de laquelle on construit une cabane qui lui ressemble, une construction solide en apparence mais qui nous tient loin de nous.

Entrer dans l’intime, c’est lever un voile plus ou moins lourd, c’est celui qu’on perçoit quand on rentre en contact avec l’autre et qu’on a pourtant l’impression de rester à la porte.

Ce voile est très subtil, il est parfois très bien caché sous le masque de la grande convivialité, jovialité, mais dès qu’approche cette zone, les parties prennent la fuite ( enfin elle reste bien là « physiquement » mais tout le reste a pris ses jambes à son cou) et vous sentez une forme de froid, oui vous parlez,oui vous échangez mais à un niveau qui ne rempli que le temps, mais pas les âmes.

C’est quelque chose de doux l’intime, et de violent parfois parce que c’est accepter une mise à nue et que la peur de se faire dépecer, abuser est toujours là tapit en nous. Se dévoiler c’est risquer cette vulnérabilité que l’on cherche à tout pris à vaincre pour ne plus ressentir la force des émotions.

L’intime, c’est la zone ultime d’exploration de l’homme.

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