Vivre une transformation au milieu des autres

Il est très difficile de débuter un processus de transformation profonde au milieu des mêmes personnes pour qui vous avez joué un rôle, qui ont été collaborateur de votre pièce de théâtre, qui font fonctionner vos vieux rouages mieux que quiconque.

Il faut accepter un temps de prendre de la distance, de faire un break, voir même un tri de ce qui nous est familier.
C’est aussi le moment où quelque part vous voyez à qui vous avez à faire, certains vous soutiendront, accepterons cette mise à distance, le fait que vous ayez besoin de grandir un peu à l’écart et qui seront tous aussi ravie de vous retrouver et les autres qui ne seront pas en mesure de vivre avec vous ce changement, ce n’est pas un échec , c’est juste des chemins de vie qui se sépare.

Avec le recul et pour l’avoir vécu, il faut beaucoup de force, et d’amour pour pouvoir le vivre au sein de relations proches, il faut être suffisamment ancré sur son propre chemin ( ce qui est rarement le cas quand on débute le chemin de la transformation…heureusement avec le temps celà devient plus facile et puis on est de plus en plus entouré de personnes qui suivent le même chemin) pour ne pas produire des dommages collatéraux.

Il n’est pas question de reporter la responsabilité sur les gens qui m’ont entouré mais bien sur moi, c’était ma propre faiblesse que je craignais, ma propre incapacité à gérer, à faire confiance, à m’abandonner, à avoir la foi.

Aujourd’hui la donne est différente, parce qu’une fois commencée la transformation ne s’arrête, entrée dans le vivant on ne peut que changer en permanence. J’ai suffisamment confiance en moi, j’ai suffisamment d’estime de moi pour ne pas craindre de me perdre dans le jugement des autres, de perdre quelqu’un en route. Je suis en mesure de vivre ce que j’ai à vivre au milieu des autres, avec les autres.

Il m’a fallu faire le chemin.

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« Ma petite Reine » par Sabrina V.

« Ma petite fille de 2 ans découvre son sexe…une nouvelle chaîne de brisée dans cette famille où l’on m’a véhiculé l’image de mon sexe comme étant inférieur, honteux, sale et maléfique…cela n’a pas été simple pour moi de réprimer ma colère et ma gêne qu’elle se découvre, mais je l’ai laissé faire…et la première fois qu’elle s’est penchée pour vraiment se regarder,son exclamation émerveillée: « hooo c’est beau!! » 😀 ♥ et maintenant, que je suis fière de l’entendre parler de son sexe : « moi z’ai un ti bouton et un ti crou » ^^ on lui a donné un nom « la choupette », elle le dit « c’est ma poupette! » 🙂 et je lui ai écrit cela aujourd’hui:

« Je lève ma main, mes doigts s’agitent dans l’eau trouble…je suis entourée d’une lumière diffuse aux reflets rouges orangés qui m’apaisent…une douce mélodie cadencée orchestre d’autres sons insolites et variés ; et malgré ce manque apparent de cohérence, j’y trouve néanmoins mon réconfort… mon cordon s’enroule autour de mon bras, il est doux et dur en même temps, ma minuscule main l’enserre et je sens la force du flot sanguin s’y mouvoir à l’intérieur…ma peau est lisse et douce et j’aime ce cordon entremêlé de veines qui me frôle et que je peux serrer contre ma peau…ma tête se penche un peu plus vers mon ventre et admire mon attachement de chair entre ma mère et moi…je me penche un peu plus encore, et soudain je vois une fleur en moi, deux magnifique pétales ourlées de chair, et en haut un si joli bouton de rose, petit cœur palpitant, et plus bas un petit orifice ouvert à la vie…je suis une fille…mon sexe est une fleur et c’est la beauté incarnée…je suis une fille et je suis heureuse de vivre !

Ma mère me reçoit et moi aussi un jour je recevrai l’enfant en moi…

Avant cela son corps a reçu le sexe d’un homme aimé, que je recevrai aussi lorsque la graine sera prête à germer…

Je suis un réceptacle de vie, une fleur ouverte…je suis une fille et une reine en devenir…

Je suis une fille et je mesure ma joie d’être incarnée dans ce corps si beau, si parfait…sacré. »
Sabrina V.

Artiste: Sabrina V.
Artiste: Sabrina V.
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Tout est lié

Plus j’avance dans mon discernement entre mes états, les états des autres, plus je prends conscience que je ne vis pas dans une bulle, que mes ressentis des situations sont justes ( non je ne délire pas), et plus je vois en quelque sorte l’image, le film qui se déroule, quelle place je décide de prendre ou pas dans ce qui se passe ici et maintenant.

C’est aussi prendre conscience que rien n’est unilatéralement vécu, même si au niveau matériel je peux avoir l’impression d’être seule sur le radeau, en réalité sur un plan plus subtil plus énergétique je reçois et j’envoie des milliers d’informations par jour au monde qui m’entoure avec plus ou moins de conscience.

Je suis créatrice de chacune des situations bonnes ou mauvaises qui se présentent, ce n’est que le résultat de là où je place le curseur de mes intentions, de mes aspirations, de mes émotions.

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Les « mauvais » réflexes

Ce matin alors que je me rendais tranquillement à mon lieu de travail, ma tête s’est mise toute seule à dérouler un scénario bien « puant » de protection face à une situation qui me déstabilise.

Cette relation engage un paquet d’émotions, et l’ego s’en mêle, j’étais entrain de penser à ce que je pouvais faire pour blesser l’autre, le manipuler et se déroule alors des idées telles que le rendre jaloux, jouer la victime pour qu’il s’apitoie.

Et puis d’un coup, la lumière, est ce que j’avais envie de mettre cette énergie en place dans ce lien est ce que c’est là mes valeurs….et là clairement NON.

J’ai alors pris conscience à quel point sans m’en rendre compte j’avais laissé s’immiscer dans mon lien aux autres, des sentiments très éloignés et on ne peut plus nocifs.

Je me suis sentie tellement bête, j’ai ri de moi, de voir à quel point je m’étais embarqué dans des scénarios qui mettent bien à distance l’autre, des techniques de feinte pour ne pas aller voir mes émotions, m’entretenir dans des illusions et renoncer à ce que j’ai envie de vivre qui impliquerai que je me mettes à nue.
Et puis dans ces films on n’a les pleins pouvoirs, c’est nous qui décidons de ce qui se passe, pas dans la vraie vie, pas avec les émotions des autres, on ne peut pas faire semblant.

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